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La Vision

 

Accommodation : mise au point de l'image par l'action du muscle ciliaire sur la courbure du cristallin, et la modification du diamètre de la pupille. Elle diminue progressivement avec l'âge. l'accommodation est le procédé permettant au système visuel de s'adapter à la lumière ambiante et de s'orienter automatiquement pour la poursuite d'une cible ou le suivi du circuit visuel. Ce dispositif optique forme une image plane sur la rétine. A la surface de la rétine se trouve 2 types de cellules photosensibles :
 

-Champ visuel : largeur d'espace vue par l'oeil en position fixe, perception d'un objet dans une zone de l'espace non fixée

-les cônes : cellules rétiniennes permettant la vision centrale et celle des couleurs.
 

- les bâtonnets : cellules rétiniennes permettant la vision nocturne et périphérique

Sensibilité spectrale des capteurs de l'oeil

La vision centrale est capable de percevoir les détails fins de l'environnement et les couleurs. Elle couvre un champ très restreint. Au centre de ce champ se trouve l'acuité visuelle maximum. En vol, le pilote doit effectuer un balayage permanent à l'aide de sa vision centrale.

Le diamètre de la pupille

L'acuité visuelle (taille angulaire du plus petit détail perceptible) baisse avec l'age  et certaines maladies (diabète). Elle dépend du contraste de luminosité et de couleur entre l'objet et le fond.

Adaptation de l'oeil à la vision nocturne

Influence de l'âge sur le pouvoir d'accomodation

La vision périphérique est spécialisée dans la perception des mouvements et des contrastes. Elle ne permet pas de percevoir les détails ou les couleurs, mais va permettre d'attirer l'attention sur ce qui se passe en bordure du champ visuel : le sujet tournera alors son regard vers la perturbation pour regarder en vision centrale.

Partie du champ de vision humain qui se situe entre la région focale et les limites.

Le champ de vision humaine correspond à une ouverture d'angle d'environ 220° horizontalement et 140° verticalement. La région périphérique occupe la plus grande partie de ce champ. Les entités et les déplacements perçus dans cette partie du champ visuel contribuent à la détermination de notre position dans l'environnement réel. Cette caractéristique est exploitée dans la constitution d'environnements virtuels. Plus généralement, le sentiment d'immersion dans l'environnement virtuel varie en fonction de l'extension de cet environnement selon l'ouverture d'angle du champ visuel, ce qui vise en fait le degré d'extension de la région périphérique, puisque la région centrale se trouve d'entrée de jeu couverte

 Le mouvement ou le changement de contraste sont donc nécessaires pour attirer l'attention. La vision périphérique sert également de référence d'horizontalité. Elle est la première à se dégrader en cas de facteur de charge élevé, sous l'effet de l'hypoxie ou de la fatigue.

La vision du relief et de la profondeur est créée par le cerveau à l'aide des différentes composantes de la vision (centrale, périphérique, ...) et en les mélangeant à des informations issues des autres sens et de la mémoire.

Tables d'Ishihara : tableaux permettent de diagnostiquer le daltonisme, tests de vision colorée

 

Illusions d'optique

L'image formée au fond de l'oeil est analysée point par point puis transmise au cerveau sous forme de signaux codés. Ceci est en principe pareil pour tous. Ce sont les zones visuelles du cerveau qui analysent ces signaux et nous donnent une représentation de l'objet perçu.
L'interprétation qu'en fait le cerveau peut parfois être ambiguë et ces erreurs d'interprétation provoquent parfois une illusion d'optique, qui n'est pas perçue de la même façon par chacun d'entre nous.

Illusions de mouvement.

 

 

Les illusions sont les témoins des mécanismes de la vision. Elles confirment que notre perception du monde est assez éloignée de la photographie. Elle est le résultat :

- d'une stimulation des photorécepteurs rétiniens, qui peuvent subir des phénomènes de fatigue.

- et surtout d'une construction mentale, à partir des messages nerveux reçus, parfois erronés. Le cerveau cherche à mettre du sens partout, même là où il n'y en a pas. Alors, il en fait trop, amplifiant les contrastes, créant contours, couleurs, perspectives, reliefs, mouvements, en fonction de ce qu'il connaît. En effet, malgré une organisation générale commune du cortex visuel, les apprentissages et le vécu diffèrent d'une personne à l'autre, d'où une sensibilité variable à certaines illusions.

 

 

 

 

La désorientation spatiale (DS) est l’incapacité de percevoir correctement et sans ambiguïté la position, l’attitude ou le mouvement par rapport à la surface terrestre et à la verticale gravitationnelle.

D’un point de vue opérationnel, la DS est une fausse sensation de grandeur ou de direction des paramètres fondés sur les instruments de vol. La DS est un phénomène qui résulte de lacunes des systèmes de sensibilité visuelle, vestibulaire et somatosensoriel de l'homme en milieu aérien.

D’autres facteurs tels les effets de transition G, la saturation des tâches, la distraction, la diminution de l'attention, l’utilisation de dispositifs de vision nocturne et d’autres systèmes d'imagerie peuvent également précipiter le phénomène de la DS.

Prévention contre la désorientation spatiale et la perte de contrôle.
 

Le pilote perd les références visuelles extérieures, du à la désorientation spatiale, ce phénomène est fréquent chez les  pilotes peu expérimentés, résultat d'une forte charge de travail additionnée à un stress important.

Le pilote perd les références visuelles extérieures en passant dans une zone nuageuse dense, l’avion sort du domaine de vol (vitesse, facteur de charge)

- une approche de nuit sans lumière extérieure donnera lieu systématiquement à une surévaluation de la hauteur

- le vol de nuit peut provoquer la perception de faux horizons

- dans certains cas, le sol peut être confondu avec le ciel.

-Le pilote poursuit son vol dans des conditions météorologiques qui se  détériorent , il  ressent les effets de la désorientation spatiale, entraînant la perte de contrôle de l’appareil dans un virage engagé sans s'en apercevoir, à cause de l’effet combiné du peu d’expérience de vol aux instruments et de l’augmentation de la tension nerveuse.

Même pour les pilotes qualifiés IFR et expérimentés, lors d'un vol aux instruments il peut se produire une illusion résultant de l'interaction entre le système vestibulaire et le système visuel, avec l' apparition de la désorientation spatiale. le pilote est persuadé d'être sur le plan horizontal, alors que l'avion est fortement incliné.

Conclusions :

- Évitez de voler lorsque vous êtes  fatigué.

- Interrompez votre vol par un déroutement en cas de forte fatigue sur un long trajet dans des conditions météo difficiles.

- Ne vous mettez pas des situations dont vous ne maîtrisez pas l'issue

- Ne faites pas de vol en conditions IMC sauvage, les vols IMC sont uniquement autorisés aux pilotes qualifiés IR aux commandes d'un avion certifié IFR.

- Ne cherchez pas à dépasser vos limites et vos compétences, n'appliquez uniquement ce que vous avez appris et savez faire dans le domaine de votre brevet.

- Ne pratiquez pas le jusqu'au boutisme, parce qu'il tue dans 99.0 % des cas.

Tout ce que l’on peut apprendre et mémoriser en ce qui concerne le pilotage pratique et théorique est une réserve de tranquillité en vol et ceci est valable pour tous pilotes élèves comme vétérans.

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